Aider les tout-petits à ne pas craindre l'avenir.

Préparons-nous dès le berceau une génération de futurs hyperactifs ?

Par Catherine Vincent, Le Monde du 21/06/2008


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n° 21062008

Préparons-nous dès le berceau une génération de futurs hyperactifs ? De mères culpabilisées de ne pouvoir conjuguer leur activité professionnelle et la sérénité de leurs tout-petits ? Récemment réunis à Paris pour une journée d'étude, les membres de l'Association nationale des psychologues pour la petite enfance (Anapsy) soulignent en tout cas le risque que présente pour les bébés l'évolution de nos sociétés vers une gestion "où rapidité, immédiateté, efficience et rentabilité sont les mots d'ordre". Et rappellent, à l'heure où le gouvernement français annonce vouloir créer 350 000 places d'accueil pour les moins de 3 ans d'ici à 2012, quelques principes de base.

A l'origine de leur réflexion : la prestation de service unique (PSU), mise en oeuvre en 2005 par les caisses d'allocations familiales afin d'optimiser les capacités de garde des crèches et des haltes-garderies. Prenant la forme d'un contrat signé avec les parents, la PSU suppose un engagement sur un volume d'heures pendant lequel l'enfant sera présent dans sa structure d'accueil. Un système qui offre une plus grande flexibilité aux parents mais qui, s'inquiète la psychologue clinicienne Laure Nivel-Craplet, fractionne un peu plus l'emploi du temps et l'accompagnement du petit. "Lorsqu'un très jeune enfant vit une trop grande succession de personnes et de lieux au cours de la semaine, il finit par en pâtir", renchérit la psychanalyste Sylviane Giampino. D'autant qu'à ce rythme effréné s'en ajoute souvent un autre : soumis plus que jamais à une "pression d'excellence" pour leurs enfants, les parents leur demandent une acquisition des compétences de plus en plus précoce.

Hyperexcitation, passage incessant d'une activité à une autre, demande de satisfaction immédiate : les symptômes du mal-être infantile sont connus. Ils risquent de s'accroître encore si l'on oublie qu'"il faut plusieurs années avant qu'un petit parvienne à synchroniser son temps avec celui des grands et du calendrier". Pour compenser l'accélération de nos modes de vie, les psychologues d'Anapsy recommandent aux parents d'apprendre à leur bébé, dès qu'il passe le seuil de la crèche, à anticiper. "Mettre en mots ce qui va se passer, lui dire qui le gardera ce soir, s'il sera demain avec son père, sa mère ou la nounou, c'est le meilleur moyen de l'aider à structurer son rapport au futur", précise Mme Giampino. Et ainsi, peut-être, à aborder son avenir de façon moins anxiogène que nous.

Médecines alternatives à l'hôpital.

Acupuncture, hypnose, sophrologie, qi gong se développent en complément des traitements traditionnels.

Par Sandrine Blanchard et Florence Amalou (envoyée spéciale à Bavilliers), Le Monde du 18/06/2008


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n° 18062008




Comme chaque lundi matin, Ginette et Micheline font face à une dizaine de pensionnaires du Centre hospitalier de longue durée du Chênois, à Bavilliers (Territoire de Belfort). Agées de 75 ans à plus de 100 ans, la plupart de ces dames sont traitées pour une démence de type Alzheimer. En ce matin de juin, elles participent à leur séance hebdomadaire de qi gong.

Depuis quelques années, les médecines dites alternatives - hypnose, acupuncture, ostéopathie, homéopathie, etc. - se fraient une place dans l'environnement hospitalier, en complément de la médecine allopathique. Certaines de ces pratiques médicales peuvent jouer un rôle dans la lutte contre la douleur, mais aussi pour accompagner des pathologies chroniques, atténuer les effets secondaires de médicaments ou encore aider au prolongement de l'autonomie chez les personnes âgées. Originaire de Chine, le qi gong est proposé depuis février 2007 à Bavilliers. "Comme tous les projets de ce type, on a voulu tenter l'expérience ; c'est toujours de l'ordre du "pourquoi pas ?"", explique Gabrielle Mourey, responsable de l'animation du centre hospitalier.

Les deux bénévoles montrent les gestes à faire pour effectuer ces exercices de respiration abdominale, ces auto-massages des bras, du visage, de la tête et des jambes qui suivent les méridiens et les points d'acupuncture. Un lecteur de CD laisse échapper le son envoûtant de carillons et de chants d'oiseaux. Lors de leur séance d'une heure, les pensionnaires esquissent un sourire, échangent des regards.

En gériatrie, la séance de qi gong a été adaptée à la posture assise et ne compte pas d'explications techniques. "On essaie de les relaxer, de les aider à reprendre conscience de leur corps, dont elles sont souvent dépossédées. On veut leur apporter du bien-être", explique Gabrielle Mourey, qui affirme qu'après chaque séance ces dames sont calmes, comme vidées de leurs tensions intérieures.

Le "bien-être", c'est aussi ce qu'a voulu apporter le professeur Bernard Descottes à ses patients. "Dans nos hôpitaux, nous sommes avant tout des techniciens de la maladie, mais il manque une prise en charge de l'humain dans sa globalité", résume ce chirurgien dont la connaissance de la médecine asiatique lui a, dit-il, "ouvert l'esprit". Lorsqu'il a voulu créer un "espace bien-être" au sein de son service de chirurgie viscérale et transplantations au CHU de Limoges, il a "tout entendu".

"Et pourquoi pas aussi des péripatéticiennes !", lui a même lancé un ancien directeur. Têtu, persuadé de la nécessité d'offrir aux malades un accompagnement psychologique, le professeur Descottes est finalement parvenu à obtenir un financement de l'Agence régionale d'hospitalisation et de la Ligue contre le cancer.

Depuis un an, deux infirmières dispensent des soins de relaxation, de sophrologie, de massage, etc., à des patients souvent gravement malades. "Ces deux postes sont fondamentaux", insiste le professeur Descottes - en témoigne le "carnet de remerciements" des patients. Un autre espace bien-être a d'ailleurs ouvert à l'hôpital Mère/Enfant de Limoges pour les grossesses pathologiques et les enfants malades.

L'introduction de ces méthodes alternatives relève souvent d'une initiative personnelle, d'un médecin au parcours atypique, qui essuie, dans un premier temps, le regard dubitatif de ses collègues. Acupuncture, hypnose, ostéopathie, art-thérapie : toutes ces disciplines ont pris place, depuis plusieurs années, au sein du centre de la douleur adulte-enfant du centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble.

"Cela n'a pas été très facile, il y avait peu de soutien", se souvient le docteur Jean-Pierre Alibeu, responsable de ce centre. "Notre volonté était de développer la prise en charge non médicamenteuse et d'améliorer le vécu et la qualité de vie des malades", explique cet anesthésiste-réanimateur, également formé à l'hypnose. Séance d'ostéopathie pour des lombalgies ou des sciatiques, d'acupuncture pour des migraines, des tendinites ou des zonas, d'hypnose et de relaxation pour atténuer des douleurs ou soigner une migraine chez un enfant, "les patients, qui n'en peuvent plus de prendre des médicaments, sont très demandeurs", constate le docteur Alibeu.

Si l'hypnose médicale et l'acupuncture obstétricale (utilisée lors des accouchements) font l'objet de diplômes universitaires, toutes les médecines alternatives ne bénéficient pas du même encadrement, et leur efficacité reste difficile à évaluer scientifiquement, faute de financement pour lancer des études de cohorte. "Nous avons des preuves cliniques, des malades guérissent, atteste le docteur Alibeu. La demande est telle que ces approches vont se développer de plus en plus, mais il faut mieux les encadrer." La Haute Autorité de santé a d'ailleurs récemment soutenu le recours aux médecines alternatives dans la prise en charge de la douleur.

Au centre hospitalier de Bavilliers, personne n'attend de miracle de ces exercices de qi gong. "Si cela ne fait pas de mal, ça peut peut-être faire du bien", considère le directeur, Philippe Meyer. "Au Canada, une étude clinique sur la pratique du tai-chi - un art martial fait d'enchaînements lents et d'étirements -, a démontré, en gériatrie, sa capacité à prévenir les chutes", affirme Bruno Mazoyer, médecin gériatre au Chênois. Pour le qi gong, on n'en est pas encore là. "Je ne suis pas capable de dire s'il y a un effet durable de la séance, dit le médecin. Ce que je vois, en revanche, ce sont des gens qui sont contents de venir et un exercice intéressant pour le stade moyen de la maladie, puisqu'il est capable de fixer leur attention."

Le couple, proche de la faillite ?

Par Elisabeth Berthou, courrierinternational.com du 27/06/2008


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n° 27062008


Le couple classique va mal, et même très mal, prévient le psychologue québécois Yvon Dallaire sur le site d'information Canoe.com. Chiffres* à l'appui, il illustre l'exemple de la Belle Province. "De 5 % en 1890, le taux de divorce est passé à 18 % en 1920 et à 30 % en 1950. Pour les couples mariés durant les années 1970, ce taux s'élève à 50 %. Si la tendance se maintient, seuls trois couples sur dix mariés depuis 1990 le resteront à vie."

"Les facteurs à l'origine de l'augmentation du taux de divorce sont multiples, explique le psychologue : l'espérance de vie, qui est passée de 50 à 80 ans en un siècle, la méconnaissance de la psychologie différentielle des sexes et des dynamiques conjugales, la baisse de la pratique religieuse, la découverte de la pilule et la révolution sexuelle des années 1970 ont amené un relâchement des mœurs et des lois plus permissives sur le divorce. Enfin, la culture du moi, la philosophie du ‘ici et maintenant', la culture des loisirs à tout prix, la société de consommation et du ‘jeter après usage' ont aussi poussé les divorces à la hausse."

Plus encore, l'émancipation féminine serait l'élément majeur de l'augmentation du taux de divorce. "Les femmes d'aujourd'hui n'acceptent plus – avec raison – de vivre des situations que leurs grands-mères n'avaient que le choix d'endurer à cause de leur dépendance financière."

Même s'il apparaît que les femmes sont souvent actrices des divorces, les deux protagonistes du couple ont des aspirations personnelles qui accélèrent le processus. "Les hommes et les femmes divorcent parce qu'ils ne se sentent pas heureux en mariage ou parce qu'ils ne réussissent pas à se développer au plan personnel. Et les femmes, plus que les hommes, ont l'impression que les liens du mariage les transforment et les étouffent, leurs plus grandes attentes n'étant pas satisfaites", analyse le psychologue.

Selon lui, il ne faut pas se leurrer sur l'apparente facilité à se séparer puis à s'unir avec quelqu'un d'autre. Et quant à jouir de son indépendance… "Malgré les difficultés de la vie à deux, le couple constitue toujours le meilleur style de vie et la meilleure garantie de bonheur à long terme. Les gens mariés et heureux ont une espérance de vie augmentée de quatre ans et sont 35 % moins souvent malades que les célibataires. Les enfants de mariage stable sont mieux adaptés et réussissent mieux à l'école." D'autant que le taux de suicide des célibataires, notamment chez les hommes, est "dix fois supérieur à celui des individus en couple. Ce qui ne veut pas dire que des célibataires ne peuvent pas être heureux, mais il semblerait que cela soit beaucoup plus difficile."

Pour former une relation amoureuse à long terme, "il faut de l'attirance physique, certes, mais aussi de l'admiration pour la personne que nous découvrons dans le corps qui nous attire", rappelle, pour ceux qui l'auraient oublié, le psychologue québécois. "L'amour est l'objectif du couple : c'est ce qui remplace la passion, laquelle ne peut que s'émousser avec le temps. Un couple constitue un plan de vie qui nous permet de satisfaire de nombreux besoins : le fait d'aimer et d'être aimé, la communication, la chaleur humaine, le support émotionnel et moral, le sentiment d'appartenance, la sexualité et la complicité à travers les épreuves de la vie."

Prolongeant son rappel de certains fondamentaux qui paraissent presque hors de propos pour certains, Yvon Dallaire souligne que le couple sert aussi "à réaliser des projets tels que la famille, la constitution d'un patrimoine, la réalisation professionnelle, la vie sociale et une retraite heureuse. Encore faudrait-il apprendre à aimer la personne avec laquelle on s'investit et… se débarrasser de toutes les illusions sur le couple !"

* Au Québec, le taux de mariage est de 2,9 ‰ et le taux d'union libre de 29,8 % ; au Canada, les mariages représentent 4,7 ‰, les unions libres 16 % ; aux Etats-Unis, où les mariages montent à 7,4 ‰, les unions libres représentent seulement 8,4 %. En France, les mariages s'évaluent à 4,2 ‰ et les unions libres à 17,5 %.

Stress et anxiété? Pensez à la relaxation!

 02/07/2008 extrait de ABC santé.

Selon les résultats d’une étude italienne, plusieurs approches corps-esprit seraient efficaces pour réduire l’anxiété. La relaxation se démarquerait particulièrement des différentes techniques analysées. Des chercheurs ont passé en revue les données provenant de 19 essais cliniques avec groupe témoin, menés auprès de 1 231 sujets. Ils ont évalué diverses approches corps-esprit utilisées pour réduire l’anxiété et le stress, dont la relaxation progressive et la relaxation appliquée. La relaxation correspondent à une efficacité thérapeutique que l’on peut qualifier de « bonne » à « excellente ». Un tel indice signifie que de 70 à 80 pour cent des sujets traités ont vu leur anxiété diminuer.

Voila deux exemples qui sont très simples. Relâchez vos mains si elles sont crispées. La détente des muscles des mains se répercutera sur votre état de détente générale. Portez attention sur votre respiration. Est-elle courte et rapide ? Ralentissez le rythme de votre respiration, mais en l'amplifiant. Le rythme respiratoire exerce une action directe et immédiate sur votre tension nerveuse et musculaire. Contrôler la respiration équivaut à contrôler son état de stress.



Sources:
Manzoni GM, Pagnini F, et al. Relaxation training for anxiety: a ten-years systematic review with meta-analysis. BMC Psychiatry. 2008 Jun 2;8(1):41.

"Madame Blabla" conte

 

Il était une fois une petite fille qui naquit dans une famille d’ours. Papa ours était souvent parti à la chasse et lorsqu’il revenait c’était pour pousser des rugissements si forts que la petite fille ne pouvait que se cacher sous son lit de feuille pour éviter de se faire manger. Elle croyait, en effet, que papa ours, avec ses dents puissantes et son cri terrifiant, allait la dévorer. Cette petite fille n’avait pas de nom, car elle ne comprenait pas le langage des ours. Pourtant, ces deux là étaient bien ses parents !

Alors elle apprit seule à parler, toute seule dans sa chambre. Parce qu’il faut dire que maman ours était toujours là. Même lorsqu’elle aurait voulu être seule, maman ours était là ! Cette petite fille apprit à développer ses oreilles, oui de grandes oreilles qui écoutent pour entendre, et ses yeux, des yeux qui regardent pour voir. Elle pensait que grâce à cela, elle pourrait parler et comprendre papa et maman ours. Mais ça ne marchait pas ! Car il faut dire que maman ours avait fermé pour toujours la porte de la grotte et construit des barreaux aux fenêtres de sa tanière, elle avait tellement peur qu’il arrive quelque chose à sa petite fille…

Un jour alors que la petite fille avait déjà grandi, elle n’avait d’autre solution que de se rendre à l’école de l’autre côté de la forêt. Maman ours qui passait sa vie à rugir et frapper, tomba dans un profond désespoir, car elle ne pouvait plus sortir de cet endroit qu’elle avait si bien protégé et elle s’y trouvait seule, toute seule.

La petite fille, elle, commença à découvrir dans cette nouvelle école que la parole qu’elle utilisait seule pouvait être partagée. Cela la réjouit tellement qu’elle ne cessait de l’utiliser.

Elle se rendait compte que d’autre parlaient comme elle, qu’elle pouvait être comprise et  entendue. C’est alors que les mots qu’elle disait en secret de sa chambre, elle se mit à …

Les dire, les répéter, les chanter, les crier, les jouer, les animer.

Les mots pouvaient être utiles, pouvaient desservir, perdre aussi, embrouiller, noyer, sauver.

Mais elle n’avait toujours pas de nom. Jusqu’au jour où elle se dit que tous ces blabla, elle les utilisait tellement…

Parfois à tort …

Parfois pour distraire…

            Parfois pour soigner…

Parfois pour donner la joie…

Et aussi… Parfois…

                Pour se dire.

Alors elle se dit que « madame Blabla » serait un nom qui lui conviendrait. Oui, c’est décidé, elle s’appellerait « madame Blabla » !

Depuis ce jour là, elle pu se regarder telle qu’elle était :

Parfois débordante de ces mots dont elle avait tant manqué dans la tanière de papa et maman ours, et ce n’était pas si grave après tout, tant qu’elle ne se mettait pas à rugir comme papa et maman ours. Car évidemment, ça aussi elle avait appris à le faire et elle n’aimait pas ça.

Mais ça pouvait servir…







Le poids des kilos !



Faire un régime aujourd'hui est devenu monnaie courante. Qui un jour n'a pas décidé de perdre des kilos, pour les voir ensuite réapparaitre  au grand galop ?

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La confiance en Soi

Mais qui est-ce ?

                                       



La confiance en soi ? Est-ce  encore possible dans notre société ? Cette société du "il faut...", celle de la critique ? De nouveaux Dieux sont vénérés mais le Dieu maître est bel et bien le dieu "IMAGE"....


Les convictions tueuses de vérité !


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La sexualité

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Le couple

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Quand bébé arrive

à venir...

Quand bébé n'arrive pas

à venir...